La Chiromance de Patrice Tricasse des Ceresars, Mantovan, de la derniere reveue & correction de l’Auteur & nagueres fidelement traduicte de l’Italien en langaige Francoys.
A Paris, chez Vivuant Gaultherot à l’imaige Sainct Martin, rue Sainct Jaques. 1546
In-8 de 165x105mm. Reliure pastiche du XIXe dos à nerfs orné, titre doré, triple filet doré encadrant les plats. Gardes de papier marbré. 96 ff. non chiffrés, signés A-M8. Complet du titre, des 49 figures de mains gravées sur bois dans le texte, de la conclusion de l'auteur (p. 94) et des feuillets annexes de l'Advertissement.
Rare et précieuse émission partagée chez Vivant Gaultherot de la véritable Édition Originale Française de ce grand classique des sciences occultes de la Renaissance.
Écrit par le frère dominicain Patrizio Tricasso (natif de Mantoue), ce traité bouscule les superstitions médiévales en cherchant à lier rationnellement la chiromancie à l'astrologie planétaire. Un succès fulgurant auprès du public humaniste, mais une audace qui vaudra à l'auteur d'être mis à l'Index par l'Inquisition pour ses dérives divinatoires.
Cette première édition en langue française est illustrée de 49 vignettes sur bois représentant des paumes de mains, support visuel indispensable aux prédictions physiques, psychologiques ou fatales de l'auteur.
L'exemplaire se clôt par le très curieux et recherché « Petit advertissement pour l'entente des choses... », précieux glossaire vernaculaire où le traducteur explicite le jargon de l'époque (traduisant l'index par "l'enseigneur" ou l'auriculaire par le pittoresque "grat'oreille").
Superbe exemplaire en maroquin rouge du XIXe siècle, témoin majeur de la curiosité de la Renaissance pour les arts secrets.
Page de titre salie avec restaurations anciennes sur la partie inférieure entraînant un perte de plusieurs lettres au verso. Légères mouillures anciennes et petits trous de vers sur les trois derniers feuillets datant d’avant la reliure, rousseurs et brunissures normales pour ce type d'ouvrage. Intérieur frais.
Caillet III, 630, ne mentionne pas cette édition ; Brunet V, 945, cite une première édition française à la même date chez Drouart.